lundi 23 novembre 2015

COP 22 Réfugiées climatiques Victimes des crises écologiques les femmes se trouvent marginalisées par les politiques


 Réfugiées climatiques  
  PAR FATIMA ALAOUI
  
Victimes des crises écologiques les femmes se trouvent aussi marginalisées par les politiques locales et internationales qui les exilent vers l'immigration.
L'approche genre et immigration doit être traitée aussi pour connaître les vraies contraintes qui poussent les hommes et surtout actuellement les femmes 
réputées conservatrices vers les traversées hasardeuses au risque de leurs vies pour s'établir ailleurs.
Au début perçue comme un échappatoire pour atteindre un mieux être l'immigration subie fait de l'émigrée un être soumis à des rapports de domination dans les 
pays d'accueil où souvent les législations sont souvent détournées pour ne pas accorder aux hommes et surtout les femmes les mêmes salaires: cas des 
ouvrières agricoles et des femmes de ménage dans la région d'Almeria et d'ailleurs.
Des femmes que l'on a interviewées se retrouvent victimes d'une dévalorisation sociale qui provoquent souvent chez elles un refus permanent de leur condition 
car les hommes et les femmes d'Espagne de France et de Navarre etc. les réduisent à servir comme: bonne corvéable à merci.
Les femmes qui ont fui la pauvreté souvent engendrée aussi par des crises écologiques se retrouvent réduites à servir comme un robot seules et marginalisées 
privées de statut social et de reconnaissance.
Les femmes des pays du Sud de la Méditerranée et celles du Sub Sahara qui n'ont pas accès chez elles à la terre, ni accès non plus à la prise de décisions 
concernant la gestion des ressources, des espaces et des crédits souvent accordés par les pays du Nord: ces femmes rejetées avant leur départ au sein de 
leur société se retrouvent rejetées au sein du pays d'accueil.
Longtemps accusées d'être à l'origine de la déforestation pour leur survie quotidienne: arrachage des arbres pour cuire les aliments etc., les femmes africaines 
se trouvent au cœur des problématiques environnementales et des crises écologiques qui les dépassent et des politiques dictées des bureaucrates locaux qui 
les marginalisent.
On ne peut que constater la dégradation des écosystèmes due à une surexploitation des sols dans nos pays, au saccage de la biodiversité et du patrimoine rural et des déforestations qui conduisent à l'abandon des terres par des femmes et des hommes du milieu rural pour aller occuper des espaces périphériques des villes <bidonvillisées> avant de prendre la route de l'immigration vers l'Europe.

Les politiques de privatiser les secteurs clés dans tous les domaines et notamment dans le milieu agricole ont conduit aux déplacements de paysans et de paysannes sans terre.
Vendre en emphytéose à des sociétés nationales et internationales des espaces ruraux et urbains relèvent de la part des responsables locaux africains d'un manque de vision stratégique: globale incluant tous les secteurs.
Sur le plan du littoral
Le pillage des ressources halieutiques du Sud endommage la vie marine et provoque la migration des poissons vers d'autres contrées littorales avec, comme conséquence une diminution de la pêche et des pertes économiques aussi pour les pêcheurs.
Sur le plan urbain
Construire des forteresses de béton sur les rives du littoral pour accueillir des touristes altèrent le milieu marin par des eaux usées et privent la communauté de la pêche artisanale de ressources quotidiennes.
Edifier des villes qui n'offrent aucune perspective d'emplois et qui réduisent les terrains agricoles et délogent les populations ne peuvent qu'augmenter le gouffre qui existent entre ceux qui possèdent et ceux qui n'ont plus rien et dont les femmes constituent la majorité et l'on ne peut que constater que:
_ Victimes des crises écologiques les femmes se trouvent aussi marginalisées par les politiques locales et internationales qui les exilent vers l'immigration.
_ Quel présent donc pour les femmes et les hommes pour les générations actuelles et quel futur pour les générations futures en Afrique?
L'Afrique peut nourrir sa population d'hommes et de femmes et la retenir sur ses sols en préservant des méthodes durables de développement pour l'ensemble et en assurant une productivité à moyen et à long terme dans le domaine agricole dans le domaine minier et dans tous les secteurs vitaux.
L'Afrique en prônant une fiscalité dite verte incluant les prix de l'eau de la terre et en demandant le paiement de la dette écologique aux anciens pays 
Colonisateurs et une reconversion de ses dettes actuelles peut avec un agenda conçu pour tous et toutes mobiliser et disposer des ressources adéquates et des investissements des banques nationales de développement relayées par des fonds de proximité et des caisses de compensation comme pour le secteur du coton qui fait vivre plus des  millions de personnes en Afrique subsaharienne et pour le secteur agricole en ce qui concerne toute l'Afrique du Nord au Sud.
En guise de conclusion notons que les phénomènes de désertification ne connaissent pas les frontières et que l'interdépendance étaye l'hypothèse que la 
sauvegarde de notre TERRE incombe à parts égales aux riches et aux pauvres aux hommes et aux femmes afin de gérer d'une manière écologiquement 
durables les ressources et notamment l'eau de notre planète, ses écosystème et ses établissements humains dans l'ensemble des milieux urbains et ruraux afin de sauver notre patrimoine commun qui pourrait être valorisé grâce à des approches
novatrices et à des méthodes ancestrales communes en valorisant les savoirs faire de nos ancêtres par exemple les ghébias les khettara et en faisant appel à ceux encore vivants: les ingénieurs de l' eau les Khettatrias de Marrakech qui ont fait chanter l'eau dans le Généralife de l'Alhambra et dont les vestiges anciens des adductions d'eau de l'Andalousie rendent hommage.

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Fatima Alaoui présidente du Forum maghrébin pour l'environnement et le développement et de l'agence ARIFF
m+21266867548 
adresse 2 rue ZAHLA RABAT Maroc boite postale 403

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